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3 Blessures fréquentes chez l’ado !

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L’adolescence est sans aucun doute une des périodes les plus importantes dans la vie d’un être humain. Il s’agit d’une période pendant laquelle l’enfant cherche son identité, définit son caractère, développe sa personnalité, bâtit ses convictions, mais surtout une période où les changements physiques sont très présents et évolutifs. 

Lors de la puberté, le corps subit plusieurs changements hormonaux qui provoquent bon nombre de changements physiques internes et externes. Certains auront une croissance constante alors que d’autres connaîtront des périodes plus importantes de changements et de transformations. La vitesse de croissance des enfants varie d’un individu à l’autre et se passe différemment pour chacun d’eux. Les filles ont tendance à avoir leur puberté plus jeune que les garçons, soit entre l’âge de 9 à 14 ans, alors que chez les garçons, la majeure partie des changements va se produire vers l’âge de 14 ans. 

Chez les jeunes athlètes, cette période de changements peut provoquer certains déséquilibres musculaires et créer différents types de blessures. Puisque bon nombre de sport implique de la course et/ou même des sauts, les douleurs aux genoux sont assurément la complainte la plus répandue chez les jeunes athlètes. Dans cet article, je te présente les 3 blessures aux genoux les plus fréquentes que l’on voit chez les adolescents;

L’Osgood-Schlatter

Le  syndrome fémoro-patellaire

Le « Jumper’s knee »

Pour chacune de ces blessures, je vais t’expliquer le type de blessure, ce qui la provoque, comment la discerner rapidement, quoi faire et qui consulter.

1- Osgood-Schlatter (Maladie d’Osgood-Schlatter)

Un Osgood-Schlatter est une condition dans laquelle le tendon de la rotule qui s’attache à la tubérosité du tibia devient enflammé. La douleur devient perceptible sur la « bosse » dans le haut du tibia, juste sous le genou, tel qu’indiqué sur la photo.

La douleur sera intensifiée par l’activité physique telle que la course, les sauts et aussi monter des escaliers. Les garçons sont généralement plus susceptibles d’être touchés par cette condition que les filles. 

Dans le cas, où l’athlète présente une douleur sous le genou qui apparaît après l’activité physique, qui tente à se résorber avec du repos, mais qui revient dès la reprise des activités, il est nécessaire d’y porter une attention particulière. Comme un Osgood-Schlatter est une condition qui va se résorber une fois la croissance terminée, une prise en charge dès le début des symptômes va permettre un meilleur contrôle de la douleur pendant les activités physiques et sportives et éviter une trop grande progression de la condition.

Un professionnel de la santé qualifié auprès des jeunes athlètes peut aider à contrôler la douleur et l’inflammation et permettre à l’adolescent de poursuivre ses activités sportives sans trop de limitation. Il faut toutefois, consulter dès le début des symptômes et éviter la pratique sportive lorsque la douleur s’installe. 

2- Syndrome Fémoro-Patellaire (SFP)

Le syndrome fémoro-patellaire est sans aucun doute la condition la plus commune de douleur au genou chez les adolescents. La douleur est généralement au-devant et autour de la rotule. Elle augmente avec la flexion du genou pendant les activités physiques tel que courir et sauter ainsi qu’en position assisse prolongée et lors de la montée et la descendante d’escalier. La fait d’effectuer un « squat » peut provoquer le même type de douleur que ressent l’athlète lors des activités sportives. Les filles sont généralement plus susceptibles de développer cette blessure que les garçons. 

Le syndrome fémoro-patellaire est provoqué par un mauvais alignement de la rotule lors de la flexion du genou. Une faible musculature du quadriceps prédispose l’adolescent à ce type de condition. Tout type de thérapie physique peut aider l’athlète à rester actif et réduire les effets de ce syndrome. Un plan d’exercice avec un focus sur le renforcement des muscles des hanches, du tronc et des genoux, particulièrement avec le renforcement du muscle quadriceps est recommandé. L’utilisation d’un « tape » kinésiologique peut aussi permettre à l’athlète de demeurer actif. 

3- Tendinite rotulienne (Jumper’s knee)

La tendinite rotulienne ou aussi connue sous le nom de « Jumper’s knee », est une inflammation du tendon rotulien. Elle est provoquée par une surutilisation et survient généralement chez les jeunes athlètes pratiquant des sports d’appuis-réceptions comme le volleyball, le basketball, le handball ou encore le football. 

La douleur a tendance à se faire ressentir au pôle inférieur de la rotule ou à l’attache du tendon sur la tubérosité tibial. Contrairement aux 2 autres conditions vues précédemment, la douleur s’intensifie au début des entraînements, va diminuer une fois l’athlète réchauffé, mais réapparaîtra après l’activité sportive. L’athlète peut aussi se plaindre de douleur lorsqu’il monte et descend les escaliers. 

Des traitements de thérapie physique sont essentiels pour diminuer l’inflammation du tendon, diminuer la douleur et encadrer l’athlète dans son volume d’entraînement. Une bonne prescription d’exercices sera nécessaire pour améliorer le renforcement du quadriceps, la flexibilité de l’ischiojambier et la mobilité de la cheville. 

Conclusion

En conclusion, les jeunes athlètes subissent plusieurs changements physiques qui peuvent leur créer différentes douleurs. Les douleurs aux genoux sont grandement répandues à l’adolescence et il est important de les prendre en charge rapidement. Une bonne préparation physique avant et pendant la saison avec un bon programme de flexibilité permet une croissance adéquate des structures du corps et réduit l’incidence de blessure. Un corps saint et équilibré et des bonnes habitudes de vie sont importants pour assurer un bon développement. Je t’invite à lire mon article : Activité physique et pandémie: mon enfant bouge-t-il assez ? Pour en apprendre davantage sur les lignes directrices recommandées par la Société Canadienne de Physiologie de l’Exercice (SCPE) pour les enfants de 5 à 17 ans.

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